Aliou Bah aux forces de l’ordre: « le droit de tuer n’existe pas »

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En Guinée, les manifestations de l’opposition sont pour la plus part des cas réprimées. Des manifestants sont tués par balle et malheureusement, les auteurs de ces tueries ne sont jamais inquiétés. Alors que le front national pour la défense de la Constitution prévoit des manifestations le 6 août prochain à Conakry, Dubréka et Coyah, Aliou Bah a interpellé les agents des forces de l’ordre sur l’impérieuse nécessité de soigner leurs images. 

Le patron de l’organe provisoire du MoDeL pense que l’usage excessif de la violence de la part des agents de maintien d’ordre ne font pas honneur à la Guinée.

<<Aujourd’hui l’image de la Guinée est ternie. Nous avons un pays qui est vu, et c’est une réalité, comme étant un pays de persécutions où on assassine des opposants, où on fait du kidnapping, où on pratique la torture, où on parle même de fausses communes à Nzérékoré. C’est horrible et dégradant pour l’image d’un pays et les citoyens de ce pays >>, regrettée l’opposant.

Il invite les forces de défense et de sécurité à adopter un comportement républicain tout en rappelant qu’elles sont obligées de vivre avec les Guinéens quoiqu’il arrive car elles << représentent une des composantes de notre société. Nous vivons tous ensemble, nous partageons la même misère avec leurs frères. Nos femmes fréquentent les mêmes marchés, nos enfants vont dans les même écoles, nous pratiquons les mêmes mauvaises routes […]  >>.

L’opposant est outré de voir des jeunes mourir banalement. Pourtant, explique-t-il, << le droit de tuer n’existe pas. Ce n’est pas parce-qu’on est un manifestant qu’on doit être assassiné. Il faut que cette manipulation s’arrête. Si certains disent que manifester c’est allé  à la boucherie, qu’ils arrêtent les bouchers. Parce-que les bouchers sont nos bourreaux  […]. Le droit de tuer n’existe pas. On ne peut pas le justifier, on ne peut pas l’accepter >>.

Aliou Bah veut que les Guinéens tous unis,  luttent contre l’impunité et l’arbitraire pour que vive la paix et la cohésion sociale. C’est pourquoi, il souligne << qu’il est important que chacun de nous se batte pour qu’un jour, ceux qui ont tué nos compatriotes soient devant les tribunaux et que justice soit rendue>>.

Thiankoye (+224 621 99 15 74)

 

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